Présentation

Alors voilà comme vous avez pu le lire dans le présentation de mon blog, ce blog est dédié à l'histoire que j'écris.

Alors Nicolas est en terminal, il a 17ans. Il fait 1m77, pèse 66kg, mais que du muscles (^^). Il a les yeux bleus perçants. Et comme la plupart des adolescents, il possède quelques boutons par ci, par là.

Pour la description "morale", vous verrez par vous même dans les textes ci-dessus.
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# Posted on Friday, 18 April 2008 at 4:26 PM

Chapitre 1 : La fin avant le début

Nicolas est en terminal, terminal scientifique. Il est devant son lycée, appuyé contre un mur, les yeux dans le vague. Autour de lui, les groupes d'amis rigolent. Il n'entend rien, il est dans son monde. Ça fait déjà une demi-heure qu'il est là, il attend sa mère. Une demi-heure qu'il est plongé dans ses pensées. Une demi-heure qu'il ne sait plus dans quel monde il vit. Une demi-heure qu'il oublie tout. Son portable sonne, de multiples messages encombrent l'écran de son téléphone. Il ne s'en rend même pas compte. Une voiture s'arrête devant lui, puis au bout de quelques secondes la vitre s'ouvre et on entend « Nicolas qu'est-ce que tu fais?! Monte, je gène là! » C'est sa mère. Nicolas sort de sa rêverie et s'engouffre dans la voiture en s'excusant. Une fois dans la voiture, il est tellement fatigué qu'il s'endort à moitié, il prend tout de même le temps de sortir son portable il lit les millions de messages que lui a écrit Iris : « Je t'ai perdu, depuis je ne m'aime plus. Depuis j'en suis sure je veux refermer la blessure. Je te vends mon âme, fais de moi ce que tu veux en retour donne moi la chance d'être mieux. Je te vends mon âme prends ma vie, mon paysage, en échange je veux voler ton visage. » Ou encore : « Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus qui aimer, je sais juste que je te veux. » Il lève les yeux au ciel. Celle-ci alors! Toujours à dramatiser. Il a la flegme de lui répondre, il range son portable et regarde sa mère qui conduit silencieusement, il la regarde avec tristesse. Sa mère le regarde et lui sourit. Il détourne le regard pour voir le paysage défilé, il est perdu ces temps-ci. Tant pis, ça passera. Enfin il espère. Il arrive chez lui, il se précipite dans sa chambre, il allume son PC et sort ses devoirs en soupirant. Absorbé par ces devoirs il ne voit pas que Iris lui parle.
Ptit' Litchi : Coucou, pourquoi tu m'as pas répondu? J'étais déçu tiens!
Il lui répond rapidement qu'il n'a pas le temps, il travaille là. Elle va encore le prendre mal, mais tant pis, il faut qu'il est son bac. Oh et puis, si elle n'étais pas aussi susceptible! Bon alors où en était-il déjà?
Au bout de deux heures sa mère lui hurle à travers la cage d'escalier de venir manger. Il soupir de soulagement. Enfin une pause.
Quand il va enfin se coucher, exténué, il consulte l'écran de son portable du regard pour voir qu'il a reçu 3 messages dramatiques de Iris. Il va se coucher le sourire aux lèvres, elle est tellement bizarre que parfois, ça le fait rire. Demain c'est vendredi, dernière journée de la semaine, il est content.
Le lendemain il suit les cours, comme à son habitude, et le soir quand il rentre chez lui plus fatigué que jamais, il se colle devant son ordinateur jusqu'à ce que ce soit tard et qu'il ne tienne plus debout. Demain c'est samedi et demain soir il sort.
Samedi soir, 20h00. Il est à la fête, partout des manèges. Partout des enfants, des parents excédés, des jeunes, des filles. Mais surtout, ses amis. Il rit avec eux, il peut enfin se détendre c'est le week-end. Puis soudain, il croit rêver, ce n'est pas elle là bas? Mon dieu mais si! Et merde elle la vue! Tiens, elle ne vient même pas le voir. Il lui sourit de loin et elle détourne le regard. Ferait-elle la tête? Il se dirige vers elle, elle l'ignore. Ça l'amuse, il se met devant elle. Au moins là elle ne pourra pas dire qu'elle ne l'avait pas vu. Joueuse, elle sourit et lui dit bonjour. Ils discutent quelques instant, ils rigolent pas mal. Au bout d'un certains temps Nicolas regarde l'heure et s'aperçoit qu'il est déjà 22h30. Il faut qu'il rentre, il a un match demain. Elle parait déçue qu'il parte déjà. Et là, sans savoir pourquoi il lui propose de venir le voir jouer. Elle est étonnée, mais accepte. Il passera la prendre une demi-heure avant. Une fois dans son lit, Nicolas ne sait toujours pas pourquoi il a fait ça. Il se demande ce qu'il doit penser de tout ça. Mon dieu, pourquoi a t-il fait ça?
Le lendemain il passe la chercher comme prévu, cependant quand il s'approche pour lui dire bonjour, elle esquive. Nicolas est surpris mais ne relève pas.
45 minutes plus tard le match commence.
L'arbitre siffle la fin du match. Nicolas et son équipe ont remporté la victoire haut la main. Il lève les yeux vers les gradins, et voit que Iris n'est plus là. Légèrement déçu, il regagne les vestiaires. Elle est là. Elle l'attendait. Elle le félicite et s'avance vers lui comme poussé par une force invisible et l'embrasse. Elle s'écarte gênée d'avoir osé faire ça et voyant que Nicolas est très mitigé, s'en va en courant, essuyant une larme qui s'était échappée.
Elle arrive devant la rivière s'arrête se plie en deux et pousse un cri inhumain, mêlé de rage, de tristesse et de déception. Comment a t-elle put être aussi bête? Aussi naïve? Elle s'allonge dans l'herbe, le long de la rive et pleurs tout son saoule. Et pleure toutes les larmes de son corps. Une fois fini, elle se redresse. Son mascara est étalé sur ses joues blêmes, elle regarde l'eau couler, elle regarde l'eau suivre le cours des choses. Pour elle la vie a fait une pause. Soudain elle sursaute, son corps est parcouru d'un long frisson, elle se lève et se jette dans l'eau.
Nicolas sort du gymnase perdu, et se demande pourquoi il a fait ça. Il se dit qu'il faut qu'il rattrape, qu'ils puissent s'expliquer. Il court un peu, sans vraiment espérer la trouver. Mais soudain, il l'aperçoit elle est là bas allongée dans l'herbe. Elle se redresse, il essaye de faire moins de bruit afin qu'elle ne le voie pas et qu'elle ne parte pas en courant. Mais, qu'est-ce qu'elle fait? Iris s'avance vers l'eau et s'y jette. Nicolas s'arrête, interdit. Il court, saute dans l'eau, la repêche, et la ramène sur la rive. Elle est inerte. Déjà, les pompiers sont là. Le camion rouge part, sirènes hurlantes. Nicolas est trempé. Tout le monde le félicite, on le considère comme un héros. Il n'écoute pas, il n'entend rien. Il ne voit que le moment où Iris a sauté. En boucle dans sa tête. Tout le monde est optimiste. Pas lui, il sait déjà qu'elle est morte.

# Posted on Friday, 18 April 2008 at 4:30 PM

Edited on Friday, 27 June 2008 at 8:25 AM

Chapitre 2 : L'espoir?

Chapitre 2 : L'espoir?
Nicolas, est assis sur un petit muret de pierre. Il fait chaud. Il a chaud. Non loin de là il y a un petit coin d'ombre où il aurait sans doute moins chaud, mais il s'en fiche. Il n'arrive pas à bouger. Il ne veut pas bouger. Après tout ça, à quoi bon? Il voulait rester là toute la journée, toute la nuit, toute la semaine, toute la vie.
Il s'était assis là, il y a déjà 6h, de cela. Et il n'avait pas l'intention de bouger. De toute manière le temps n'avait plus d'importance, la vie n'avait plus aucune importance. Elle n'était plus là. Elle était partie. Elle était partie dans un monde, où il n'avait pas la force de la rejoindre.
Il resta ainsi deux jours durant, le yeux secs, les mains tremblantes, l'esprit vide de toute pensée. Et son corps vide de toute vie, vide. Tout simplement vide. Les gens passaient devant lui et le regardaient bizarrement. Il ne les voyait pas. Il ne voyait rien. La scène de Iris se jetant dans l'eau était la seule chose qu'il avait dans les yeux, dans la tête.
Son portable sonnait sans cesse, mais il ne décrochait pas, il ne prenait même pas la peine de regarder qui c'était. Il n'avait pas bouger depuis 2 jours et comptait rester immobile jusqu'à la fin de sa vie.
Puis tout à coup, quelqu'un lui toucha l'épaule. Il ne bougea pas, mais son corps fut parcouru d'un long frisson. Il avait peur. Peur de cette vie si proche et si loin à la fois. Il voulait rester enfermé dans la mort qui habitait désormais son esprit.
La main qui s'était d'abord posé doucement sur son épaule, resserra son étreinte. Nicolas lutait contre cette chaleur humaine. Il lutait contre la vie. Qu'on le laisse tranquille!
La main le secoua carrément, et là Nicolas ne put lutter plus longtemps, sa tête se tourna, machinalement. Ses yeux vide de toute vie, virent simplement une fille. Qui était-elle? Il n'en savait rien et ça ne l'intéressait guère. Quand il retourna la tête pour se replonger dans sa torpeur, il vit un groupe de filles. Elles le regardaient, elles étaient médusées. Elles devaient être venue avec l'autre. L'autre fille qui avait toujours sa main sur son épaule. Il ferma les yeux et alors, pour la première fois une larme coula. La fille s'assit à côté de lui et alors son corps se reconnecta à la réalité. Ses oreilles entendirent de nouveaux le bruit des moteurs de voiture, le bruit régulier des pas. Ses oreilles entendirent de nouveau le bruit de la vie. Il entendit aussi la fille qui l'appelait par son prénom : Nicolas.
Ce retour imprévu à la réalité, lui fit mal. Au plus profond de son âme, au plus profond de son coeur, au plus profond de lui même. Ça lui faisait tellement mal, qu'il se plia en deux. Quelques larmes coulèrent. Il entendait de nouveau, il voyait de nouveau. Il était de retour dans ce monde. Il ne voulait pas. Mais il ne pouvait plus lutter. Comment lutter?
Dés lors, il entendit la fille. C'était la soeur de Iris. A cette nouvelle terrifiante, Nicolas laissa échappé quelques larmes supplémentaire. Elle lui dit que Iris était encore à l'hôpital et qu'elle était dans le coma. Pour une durée indéterminée. Cette dernière information fut celle de trop. C'était comme si Nicolas avait reçu plusieurs coups de poignard. S'en était trop. Il se leva brusquement et se mit à courir. Il courrait n'importe où, n'importe comment. Il ne voulait pas savoir où il était; Il ne voulait voir personne, et puis de toute manière les larmes lui brouillaient la vue.
Il courut ainsi une heure. Une heure à errer comme ça, à errer dans les rues, sans destination précise. Et, au bout d'une heure, il fut pris de vertige et fut obliger de s'assoir. C'était normal, ça devait faire 3 jours qu'il n'avait pas mangé. Il était à bout de force.
La nuit tombait, et il n'avait pas le courage de bouger, d'aller manger, de rentrer chez lui. Il n'avait plus le courage d'affronter la vie. C'était comme ça. Cette nuit là, il ne dormit pas. Cette nuit là, il remit toutes ses idées en place. Et cette nuit là, il prit la décision d'aller voir Iris le lendemain. Cette décision le bouleversait. Il avait peur. Il allait même jusqu'à se demander pourquoi il était aller lui reparlait! Pourquoi ne l'avait-il pas laissé tomber? Cette fille ne valait pas le coup qu'il se mette dans un état pareil! C'était trop tard...
Dés que le jour commença à se lever, il pris la direction de l'hôpital. Les vertiges le reprirent. Il s'arrêta dans une épicerie pour acheter de quoi tenir le coup, et reprit sa route. Une fois devant l'hôpital, il n'arriva pas à rentré. Il était comme statufié. Aurait-il la force d'aller plus loin? Aurait-il la force de franchir les portes de cette hôpital? Aurait-il le courage de la voir? Trop de question se bousculait dans sa tête. Après 3 heures de mobilité, ses membres commençaient à souffrir. Pas autant que son coeur, mais tout de même. Puis, comme poussé par une force invisible, et sans consulter son cerveau, Nicolas franchit les portes de l'hôpital, il se dirigea vers la chambre que lui avait indiqué la femme de l'accueil, et frappa à la porte. Aucune réponse. Prenant alors ce qui lui restait de courage, et poussa la porte. Lentement, pour s'habituer à l'idée qu'il allait la revoir. Et ce qui devait se produire, arriva : il l'aperçut. Son visage était blême, ses cheveux étaient en bataille, elle était entourée de tuyaux et d'appareil médical.
La vague de sentiment qui submergea Nicolas à ce moment là, fut trop forte pour lui. Il ferma la porte et chut sur la chaise la plus proche. Il la regardait. C'était comme si elle dormait. Il ne savait pas si il devait la haïr, l'aimé, la plaindre. Il ne savait plus. Au bout d'un certain temps, il se rapprocha d'elle et lui prit la main. Elle était glaciale. Comme celle d'une morte. Nicolas frissonna en s'en rendant compte. Comment garder la tête froide devant ce corps inerte qui était celui de la fille qu'il aimait? Il ne savait pas quoi dire. Il ne voulait pas faire comme dans tous ces films gnangnan qu'on voit à la télévision. Il ne voulait pas la supplier de revenir, comme tous ces héros de séries télévisées le font. Et puis d'abord avait-il vraiment envi qu'elle se réveille? Il n'était sûr de rien. Quand les infirmières lui dirent que le temps des visites étaient terminées, ça ne lui fit ni chaud ni froid. Il rentra chez lui, exténué. Il alla se coucher sans rien dire à personne. Il dormit 14h, et quand il sortit de son lourd sommeil, la première chose qu'il fit c'est sortir son portable pour voir si r ne lui avait pas envoyé de message bizarre. Et c'est après, après qu'il se rendit compte qu'elle n'allait plus envoyé de message avant longtemps si jamais elle recommençait à lui en envoyer. Il s'habilla rapidement et fonça à l'hôpital. Quand il arriva à l'hôpital la chambre de Iris était vide. Inquiet, il se précipita vers les infirmières pour leur demander des explications. Il avait une sorte de mauvais pressentiment. Les infirmières le confirmèrent. Iris? Il y avait eu des complications cette nuit. Elle était remontée au bloc et n'en étais toujours pas sortie, et elles étaient désolées mais non, elles n'avaient aucune nouvelles. Sous le choc, Nicolas s'assit sur un banc et resta là. Il ne bougerait pas tant qu'il n saurait pas. Il n'en pouvait plus de toutes ses émotions. En 5 jours il en avait ressenti plus que dans toute sa vie. Ça faisait trop. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser à elle, il avait tellement peur. Tout se jouait maintenant et il le savait.

# Posted on Friday, 18 April 2008 at 4:42 PM

Edited on Friday, 27 June 2008 at 8:24 AM

Chapitre 3 : Comment savoir?

Chapitre 3 : Comment savoir?
Nicolas était tellement anxieux... Tellement anxieux qu'il a harcelé les infirmières pendant 5h. Le temps de l'opération en fait. Et maintenant, il la regardait dormir. Son petit visage d'ange, pour une fois, paisible. Comment dire? En la regardant, il s'imprégnait de sa sérénité. Tous les deux, étaient, dans leur bulle de sérénité. En harmonie parfaite.
Ça aurait put être ainsi toute la vie. Si elle restait dans le coma pour l'éternité. Mais ce n'est pas ça la vie, ce n'est pas ça le vrai amour. Et Nicolas le savait très bien, mais tout lui paraissait tellement plus simple quand elle dormait. Il poussa un profond soupir, l'embrassa, en pensant que si il lui avait rendu son baiser plus tôt, ils n'en seraient pas là. Il ne savait même plus si il devait regretter.
En quittant la chambre il ne vit pas que Iris commençait à ouvrir les yeux.
Le lendemain matin, dans son lit il se dit qu'il n'avait aucune envie de retourner à l'hôpital pour le moment. Il se leva, se doucha, s'habilla et partit voir quelques amis. Il passa une journée de totale détente. Il avait oublié ce que c'était que l'insouciance. En ces moments, il regrettait tellement de l'avoir connu. Refusant d'être à nouveau mélancolique, il ne se rendit plus à l'hôpital.
Un matin, environ 2 semaines après avoir pris la décision de ne plus aller voir Iris, dans son lit, Nicolas eu un drôle de sentiment. Le sentiment de l'avoir trahi, d'avoir été lâche, une fois de plus. Comment avait-il osé la laissé tomber dans un moment aussi dur pour elle? Il fut pris d'une immense culpabilité. Il s'habilla en quatrième vitesse et fonça à l'hôpital. Et quand il arriva enfin dans la chambre de Iris, il n'y avait plus personne. La chambre était vide. Il n'osait pas y croire. Il murmura des excuses, il renia la réalité : Non... Non... C'est impossible... Non!
Son désespoir fut interrompue par une infirmière, qui lui demanda s'il il avait besoin d'aide?
Il se tourna vers elle, au bord des larmes, déglutit difficilement et demanda courageusement où est-ce qu'elle était? L'infirmière le rassura. Elle lui dit qu'elle avait tout simplement changé de service, car elle était sortie du coma. Quand est-ce qu'elle s'était réveillée? Il y a déjà deux semaines de cela! Lui dit l'infirmière en rigolant. Puis, considérant que la conversation était terminée, elle tourna les talons. Nicolas était soulagé, mais toujours un peu perdu. Il se dirigea malgré tout dans la direction indiquée par l'infirmière. Il resta au moins 1h devant la porte de la nouvelle chambre de Iris. Il l'entendait. Il entendait le bruit de sa vie. Il ne savait pas si il aurait la force d'affronter à nouveau son regard. Il ne savait pas ce qu'il allait lui dire. Il ne savait pas non plus si il lui en voulait ou pas. Et, il ne voulait pas savoir. Il ne voulait pas savoir car une petite voix lui disait de fuir. De fuir lâchement, de ne jamais la revoir, de ne jamais lui reparlé. Toute manière, lui disait la petite voix, tu n'en a pas la force.
Il ne sait pas combien de temps il était resté là devant cette porte, tout ce dont il se rappela plus tard, c'est qu'au bout d'un moment il n'en pouvait plus. Il ne pouvait plus écouté cette petite voix, cette petite voix qu'il lui disait de suivre un comportement lâche. Cette voix, c'était celle de la facilité. Et pour une fois Nicolas n'avait plus envi de cette voie que lui indiquait la voix, pour une fois il voulait voir à quoi ressemblait l'autre voie, celle qui ne correspondait pas à la fuite, mais plutôt celle qui faisait assumée les choix. Choisissant, l'autre voie, Nicolas posa sa main tremblante sur la poignée de la porte. Il était fébrile. Il avait peur. Il était mal à l'aise. Il était perdu. Il n'allait pas vraiment bien, mais il était décidé. Décidé à affronter la réalité, pour une fois. Décidé, il poussa la porte de la chambre.

# Posted on Saturday, 19 April 2008 at 10:21 AM

Edited on Friday, 27 June 2008 at 8:22 AM

Chapitre 4 : La sortie

Chapitre 4 : La sortie
Quand il entra dans la chambre, il la vit immédiatement. Elle avait tourné la tête vers la porte dés qu'elle avait entendu que quelqu'un rentrait. Elle était bouche-bée. Était-il vraiment là?!
Il n'osait plus bouger. Comme si, ça allait la faire fuir. Il n'osait pas parler. Ce silence, était trop doux pour être brisé par lui. Il n'en était pas digne. Iris ne semblait pas arriver à parler. Il se demandait si c'était dû à « l'accident », ou si c'était juste qu'elle n'y arrivait pas parce que c'était lui, qui se tenait devant elle. Au bout de quelques instants, Iris détourna la tête. Nicolas eu le temps d'apercevoir une larme sur sa joue. Iris pleurait. Elle pleurait vraiment, les larmes coulaient en cascade sur ses joues. Nicolas s'avança, et s'assit sur son lit. Elle ne réagit même pas. Il passa son bras autour de ses épaules et la serra contre lui. Il pouvait de nouveau respirer son odeur. Et là, dans ce moment, Nicolas comprit. Il comprit que pour cette fois ci, les mots n'avaient aucune utilité. Il préférait que les choses soient ainsi. Il pouvait se remplir de son odeur, et ça lui allait tellement mieux pour aujourd'hui. Seulement pour aujourd'hui. Car demain, quand il reviendrait, il le savait. Il savait qu'ils allaient avoir une longue discussion. Et que c'était inévitable.
Ils restèrent comme ça des heures durant, puis quand Nicolas jugea qu'il était temps pour lui de s'éclipser, il desserra lentement son étreinte, et s'en alla, sans un mot.

Le lendemain, Nicolas pris énormément de temps pour se préparer. Il ne savait pas pourquoi mais il voulait être « parfait » aujourd'hui. Et puis peut-être, qu'inconsciemment, il voulait retardé le plus possible LA discussion. Finalement, il s'habilla normalement et parti la rejoindre.
Quand il rentra dans la chambre, il ne dit rien. Il n'osait toujours pas rompre ce si beau silence.
Puis, Iris prit la parole :

« - On ne fera pas comme hier Nicolas et tu le sais.
-Oui... »

Le dialogue s'arrêtait là pour le moment. Il en était soulagé. Il alla s'asseoir près d'elle, mais sur une chaise cette fois. Elle le regardait intensément, sans scier. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait pas quoi dire. Et pourtant, il sentait qu'elle attendait quelque-chose. Il sentait que c'était à lui de parler. Mais il ne savait pas quoi dire. Alors, il se contentait de la regarder, un peu gêné.

« - Iris... »

Il se trouvait minable. Il n'arrivait pas à dire quoi que se soit. Pourtant elle le regardait avec attention, attendant désormais la suite.

« - Iris, reprit-il, je ne sais pas quoi te dire... J'aimerai te dire que je regrette... Mais je ne suis pas sûr que ça suffise...
-Tu n'es pas sûr de le penser non plus c'est ça? »

En disant ça, elle regarda le plafond et poussa un long soupir. Il ne savait pas comment réagir. Elle n'avait pas tout à fait tort... Il sentait que ce n'était plus son tour. C'était le sien. Seulement, elle ne disait rien. Elle semblait ne pas vouloir parler. Il savait qu'il devait être patient, mais une question lui brulait la langue. Alors, en murmurant, il lui la posa.

« - Pourquoi? »

Les larmes se remirent à couler sur les joues de Iris. Puis, toujours en pleurant, elle se tourna vers lui.

« - Sais-tu que les seules personnes qui sont venues me voir, ce sont mes parents? Sais-tu que mes soeurs ne sont pas venues? Que je n'ai reçu de coup de fil de personne à part d'une de mes tantes? Sais-tu comme je souffre? Sais-tu que ma famille me renie maintenant? »

Elle ne put aller plus loin et éclata définitivement en sanglot. Nicolas, la prit dans ses bras et tenta de la calmer. Considérant qu'il avait assez attendu, cela faisait maintenant trois quarts d'heure qu'elle pleurait, il poursuivit:

« - Iris, laisse leur du temps. Ils ne devraient peut-être pas réagir comme ça, mais ce n'est certainement pas facile pour eux. »

Il s'arrêta, il ne voulait pas en dire trop d'un coup.

« - Iris, reprit-il un peu plus tard, pourquoi?
Je..., elle sanglotait toujours, j'étais perdue, j'étais malheureuse. Je... J'avais déjà un genou un terre quand je t'ai embrassé et quand j'ai vu... quand j'ai lu dans tes yeux, que là... que là tu ne voulais pas de moi, tout s'est effondré. Ça a finit de m'achever.
Iris...
Je sais, en le coupant, tu vas encore me dire que je dramatise.
Pas du tout... Enfin si peut-être un peu, mais je voulais surtout te dire que... Que si je ne t'es pas rendu ton baiser, c'est juste parce que..., il fit une pause, En fait je ne sais pas pourquoi je ne te l'ai pas rendu. Je sais juste que je le regrette.
Tu sais je suis venu te voir presque tous les jours pendant que tu étais dans le coma?
On m'a dit oui... C'est gentil...
Iris, est-ce que tu vas mieux maintenant?
Je ne sais pas... Par contre, je ne te cache pas que j'aurais préféré mourir. »
Il s'avance et l'embrasse, d'abord doucement, puis très tendrement puis fougueusement. Il la regarda, elle lui sourit à travers toutes ses larmes.
Quelques jours plus tard, Iris allait mieux et sortait de l'hôpital. Main dans la main avec Nicolas, prête à affronter sa famille, si jamais celle-ci lui adressait un jour la parole.

# Posted on Saturday, 19 April 2008 at 10:22 AM

Edited on Friday, 27 June 2008 at 8:21 AM